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COLLECTIF POUR
LE DROIT D'AUTEUR
FIXE ET GARANTI

LE DROIT FIXE EN 26 QUESTIONS/RÉPONSES  

 
 

 


5917€

NOUS AVONS
ATTEINT LA SOMME NECESSAIRE
MERCI.

Souscripteurs :

(Pour la liste des signataires,
du Manifeste, voir ici)

-Emmanuelle Zicot
-Stéphane Daniel
-Serge Ernst
-Emre Orhun
-Thierry Lenain
-Evelyne Reberg
-Sandra Poirot Cherif
-Bernadette Pourquié
-Stéphane Girel
-Catherine Leblanc
-Sébastien Mourrain
-Alain Crozon
-Géraldine Alibeu
-David Chauvel
-Christophe Goret
-Olivier Latyk
-Eric Corbeyran
-Bénédicte Gourdon
-Dorothée Piatek
-Claude Cachin
-Eric Sanvoisin
-Jean-Loup Craipeau
-Marie-Christine Daunis
-Régis Lejonc
-Philippe Jalbert
-Olivier Balez
-Mathieu Reynes
-Christian Heinrich
-Elsa Huet
-Francesco Pittau
-Luc Turlan
-François Tasiaux
-Jacques-René Martin
-Philippe Maurisset
-Emmanuel Lepage
-Maud Legrand
-Frédérick Mansot
-Betty Bone
-Pierre Lecarme
-William Wilson
-Lax
-Grégoire Solotareff
-René Gouichoux
-Catherine Chion
-Sarah Cohen-Scali
-Christoph Besse
-Philippe Lechermeier
-Jeanne Failevic
-Jean Marc Mathis
-Marc Daniau
-Benoit Perroud
-Françoise Jay
-Helene Kerillis
-Ramona Badescu
-Gilles Corre
-Amandine Laprun
-Yves Pinguilly
-Bridget Strevens
-Yaël Hassan
-Evelyne Brisou-Pellen
-Laurence Gillot
-Amélie Dufour
-Jean-Louis Fraysse
-Pascale Vedere
-François Braud
-Francisco Arcis
-Florence Thinard
-Vincent Bourgeau
-Marc Nguessan
-Anne Kerloc'h
-Anne Cresci
-Maud Riemann
-Anaïs Massini
-Michel Boucher
-Jean François Escoffier
-Brigitte Copin
-Henri Meunier
-Adrien Chapuis
-Gérard Jouannet
-Philippe Turin
-Christophe Durual
-Florence Vandermarlière
-Claude Bachelier
-Alexandre Kirszbaum
-Khoa Vink
-Aude Poirot
-Philippe Mater
-Gwenael Keraval
-Philippe Castagnet
-Florence Koening
-Thibaud Guyon
-Mézière
-Samuel Faubladier
-Georges Van Linthout
-Pica
-Patrice Favaro
-Françoise Malaval
-Michel Cambon
-Michel Piquemal
-Pascale Maret
-Eric simard
-Benjamin Chaud
-Mathieu Gabella
-Jean Luc Coudray
-Philippe Coudray
-Charles Dutertre
-Marie Hélène Place
-Joseph Griesmar
-Maria Jaliber
-Béatrice Brousse
-Emmanuelle Sala
-Isaac Wens
-Claire Ubac
-Anne Jonas
-Maryvonne Rippert
-Valérie Guidoux
-Olivier Lhote
-Emmanuelle Houdart
-Danielle Martinigol
-Laurent Audouin
-Jean Molla
-Christian Darasse
-Patrick Gromy
-Thomas Baas
-Anouk Ricard
-Raphaël Gauthey
-Jacques Lerouge
-Nicolas Malfin
-Patricia Berreby
-Julien Akita
-Lise Mélinand
-Alex Sanders
-Elodie Balandras
-Martine Perrin
-Alexandre Cousseau
-Jean-Claude Mourlevat
-Régine Hunziger
-Stanislas Martin
-Olivier Thiébaut
-Benjamin Lebègue
-Delphine Durand
-Jean-luc Luciani
-Alain Grousset
-Cédric Debard
-Remi Stefani
-Edouard Manceau
-Anne Courtey
-Raphaëlle Antunes Galéa
-Capucine Mazille
-Jean-Michel Billioud
-Madeleine Brunelet
-Nathalie Novi
-André Amouriq
-Emmanuel Michalak
-Fred Bénaglia
-Chantal Laborde
-Jacques Venuleth
-Guillaume Gueraud
-Tatania Domas
-Fred Bernard
-Françoise Richard
-Béatrice Rouer
-Anne Ferrier
-Armelle Barnier
-Karine Mazoyer
-Elisabeth Combes
-Franck Giroud
-Virginie Greiner
-Catherine Dolto
-Sophie Dieuaide
-Muriel Sevestre
-Lucien de Gierer
-Bernard Foray-Roux
-Claire Legrand
-Pierre Bizalion
-Marion Billet
-Pierre Bisin
-Didier Jean
-Armelle Boy
-Philippe Caza
-Kochka
-Emmanuel Cerisier
-Roger Brunel
-Marc Goubier
-Lilian Bathelot
-Cécile Roumiguière
-Amélie Veaux
-Marie Diaz
-Mario Ramos
-Marie-Thérèse Davidson
-Sylvie Albert
-Thierry Lefèvre
-Nicolas Van Ingen
-Beb-Deum
-Marie-Anne Didierjean
-Thomas Scotto
-Kimiko Jurgenson
-Marie Bertherat
-Kerascoët
-Véronique Massenot
-Alfred
-Maryse Lamigeon
-François Vincent
-Benoît Chieux
-Caroline Fontaine-Riquier
-Nathalie Léger-Cresson
-Béatrice Fontanel
-Fabien Vehlmann
-Marie-Sabine Roger
-Alex Godard
-Flore Talamon
-Rebecca Dautremer
-Christine Flament
-Gilbert Houbre
-Nathalie Vallée
-Francis Bergèse
-Bérik


Aux signataires du Collectif et aux souxcripteurs pour l'étude de faisabilité :

Nous avons reçu l'étude de faisabilité commandée à Maître Gitton, et financée par la souscription que nous avions ouverte.

Sa première lecture nous paraît très très intéressante. Ce document s'intéresse à la possibilité du Droit fixe en la replaçant dans l'histoire du droit d'auteur, définit sa possible définition juridique, son possible fonctionnement, envisage ses avantages et inconvénients, trace des pistes de possibles actions et démarches...

C'est un point de vue nourri de références, de réflexions pertinentes, et ouvert.

Nous l'étudions de manière plus approfondie, le finalisons avec Maître Gitton et vous le communiquerons après la parenthèse estivale…

Bel été à toutes et tous, et à la rentrée ! :-)

 

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LIRE LA LETTRE DU DROIT FIXE n°5 (2 MAI 06) :
L'ETUDE DE FAISABILITÉ EST EN COURS



ÉTUDE DE FAISABILITÉ
(lettre du DF n°4 - 17 mars)

Le 4 juillet 2005, nous avons mis en ligne le Manifeste du Droit Fixe signé depuis par près de 700 auteurs et illustrateurs et plus de 200 professionnels du livre et de l'enseignement (rappel : le Droit fixe ne cherche pas à se substituer au droit proportionnel actuel, mais à s'y ajouter - et notamment quand celui-ci devient quasi-inexistant, dans le cas des ventes clubs, hors librairies et solderies )

Entre temps, nous avons rencontré le Conseil Permanent des Ecrivains et notre proposition a été discutée par la dernière Assemblée Générale de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse.

Nous avons également affiné un des points de cette proposition, touchant au système possible de collecte et de reversement : nous appuyant sur l’exemple de la collecte et de la redistribution du Droit de prêt par la SOFIA, nous avons imaginé qu’il pourrait en aller de même pour le Droit fixe.

Après avoir rencontré plusieurs professionnels, nous avons conclu que pour pouvoir convaincre du bien-fondé du Droit fixe les interlocuteurs concernés (qu’on se dirige vers la voie législative ou vers la voie inter-professionnelle - de type “convention collective”), il nous fallait disposer d’une étude de faisabilité effectuée par un expert à la compétence reconnue en la matière.

Au delà de nos analyses personnelles et forcément limitées, il nous faut en effet maintenant pouvoir comparer l’éventuelle instauration d'un Droit fixe au regard des textes normatifs nationaux, communautaires et internationaux existants. Il s’agit notamment de savoir quelle modification du Code de la propriété intellectuelle cette instauration suppose, et quelles stratégies sont à mettre en place pour espérer l’obtenir.

A cette fin, nous avons contacté Maître Antoine Gitton, Avocat à la Cour, spécialisé dans le droit d’auteur, chargé de Cours à Paris X, co-rédacteur d’une étude sur le droit d’auteur pour un groupe parlementaire, et très impliqué dans le débat actuel sur le DADVSI - http://www.gitton.net

Maître Gitton, très intéressé par notre proposition qui rejoint sa réflexion plus générale sur le droit d’auteur, nous a adressé son devis pour l’étude dont nous avons absolument besoin pour aller plus avant : un maximum de 4500 € HT, soit 5382 € TTC. Nous avons comparé ses tarifs avec d’autres : ils nous paraissent tout à fait corrects au regard de ce qui se pratique.

Nous avons donc décidé de lancer une souscription afin de pouvoir payer cette étude.

17 mai 2006 : nous avons atteint la somme nécessaire (coût étude + frais paiement en ligne + déplacements) - Merci

Le groupe de travail du Collectif


04 juillet 2005

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Manifeste

Aujourd'hui l'économie du livre, très active, repose plus que jamais sur la concentration de l'édition et de la distribution, sur le marketing effréné et sur la recherche de profits maximums et immédiats. Pour cette raison, l'essor de cette économie ne profite pas  à tous. L'écart s'est notamment creusé entre les bénéfices engrangés par un petit nombre autour de la vente des best-sellers, et les revenus de la grande majorité des auteurs et des illustrateurs(1).  Les livres de ces derniers, à l'espérance de vie de plus en plus courte et aux ventes de plus en plus faibles, sont relégués aux confins du marché. Ces ouvrages n'ont alors pour fonction que d'effectuer un aller-retour dans la chaîne du livre pour alimenter des trésoreries – et incidemment celle de l'auteur ou de l'illustrateur, mais sans aucun rapport avec une juste rémunération de sa création.  Parallèlement s'est développé un circuit de vente en clubs et en solderies, où le droit d'auteur est soumis aux remises les plus drastiques, quand il ne disparaît pas complètement.

Ces règles du jeu, orchestrées par l'intransigeant « compte d'exploitation », sont imposées par des actionnaires à qui appartient une bonne partie du monde de l'édition. Elles s'appliquent à tous, même aux éditeurs qui voudraient qu'il en soit autrement. Elles obligent les auteurs et les illustrateurs, s'ils veulent vivre de leur création, à toujours produire davantage, et de manière toujours plus uniforme, au détriment de la maturation des oeuvres, de leur diversité et de leur qualité.

Il est bien évidemment normal que les revenus d'un auteur ou d'un illustrateur dépendent de ses ventes. Mais aujourd'hui nous disons que le système actuel de répartition du prix du livre, trop soumis au dictat du marché, ne permet plus la juste rétribution de la création.

Avec ce système, le calcul du prix du livre et de sa répartition intègre les coûts structurels et matériels incompressibles des uns et des autres : coûts d'impression, de publicité, de représentation, de distribution, de stockage, de loyer, de salaires… En revanche, on n'évalue pas  le coût de la création ni les besoins de l'auteur ou de l'illustrateur pour établir la part qui va leur être concédée. Sauf quand l'auteur ou l'illustrateur peuvent jouer de leur notoriété et de leur succès, le droit d'auteur, c'est ce qui reste quand chacun s'est remboursé en dégageant une marge plus ou moins grande. Et quand le marché impose ses exigences, c'est le droit d'auteur, toujours compressible d'une manière ou d'une autre, qui en subit les conséquences. La seule protection de l'auteur ou de l'illustrateur dans ce système, c'est l'à-valoir. Cette protection est cependant à double tranchant : elle est souvent prétexte à la faiblesse du taux du droit d'auteur.

C'est pourquoi nous en appelons aujourd'hui à la mise en place d'une LOI instaurant UN DROIT D'AUTEUR FIXE ET GARANTI, qui s'ajoutera au droit d'auteur proportionnel, et qui assurera un seuil de rémunération correct pour tout exemplaire vendu.

Nous demandons :

- que ce droit fixe soit inclus dans le prix du livre quel que soit le lieu de vente (librairies, ventes ou éditions « club », ventes en solderie, ventes spéciales),

- que ce droit fixe soit indexé sur le coût de la vie,

- que ce droit fixe soit soustrait du prix du livre avant tout calcul de répartition,

- que ce droit fixe soit normalement imposable pour l'auteur ou l'illustrateur, mais soustrait du prix du livre pour toute imposition concernant les autres acteurs de la chaîne du livre,

- que ce droit fixe soit collecté de la même manière que le droit proportionnel,

- que ce droit fixe soit réparti entre les éventuels co-auteurs ou auteur et illustrateur au prorata des taux de leurs droits proportionnels.

Afin qu'à terme ce droit fixe ne se substitue pas insidieusement au droit proportionnel, nous demandons également à ce que soit créé un OBSERVATOIRE MULTIPARTITE DU DROIT D'AUTEUR chargé de veiller à l'évolution des taux du droit proportionnel.

Nous sommes conscients que l'instauration de ce droit fixe pourra se traduire par l'augmentation du prix du livre - en proportion parfois importante pour les livres vendus à très bas prix. Mais nous posons la question : qu'est-ce que le prix du livre s'il ne permet pas la rémunération de la création; qu'est-ce que le prix du livre s'il méprise son auteur ou son illustrateur ?

Le souci de limiter cette hausse du prix du livre nous a cependant conduits à évaluer le montant du droit fixe garanti  à 0,50€  par exemplaire vendu.

0,50€  pour une juste reconnaissance et une juste rémunération de toute création, quelle que soit  l'évolution de  la valeur marchande du livre.

0,50€  qui manquent aujourd'hui.

0,50€ qui favoriseront demain la diversité de la création en permettant à davantage d'auteurs et d'illustrateurs de mieux en vivre.


Collectif pour le Droit d'Auteur Fixe et Garanti

(1) Sur les 20 000 personnes percevant des droits d'auteur pour au moins un ouvrage en France, l'AGESSA recense environ 2000 écrivains « professionnels ». 44% d'entre eux gagnent moins que le smic et 25% d'entre eux ont un revenu annuel inférieur à 7 600 €. La plupart ont une activité annexe.  Par ailleurs 50 % des ouvrages littéraires sont tirés à moins de 5 200 exemplaires, 24 % de 6 000 à 12 000, 8 % de 12 000 à 18 000, 6,5 % de 18 000 à 24 000, 5 % de 24 000 à 36 000, 7,5 % au-delà. (sources QUID 2003 et Direction du Livre 1998)

 

 

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Téléchargez la Lettre du droit fixe n°1 :

 

Manifeste

Aujourd'hui l'économie du livre, très active, repose plus que jamais sur la concentration de l'édition et de la distribution, sur le marketing effréné et sur la recherche de profits maximums et immédiats. Pour cette raison, l'essor de cette économie ne profite pas  à tous. L'écart s'est notamment creusé entre les bénéfices engrangés par un petit nombre autour de la vente des best-sellers, et les revenus de la grande majorité des auteurs et des illustrateurs(1).  Les livres de ces derniers, à l'espérance de vie de plus en plus courte et aux ventes de plus en plus faibles, sont relégués aux confins du marché. Ces ouvrages n'ont alors pour fonction que d'effectuer un aller-retour dans la chaîne du livre pour alimenter des trésoreries – et incidemment celle de l'auteur ou de l'illustrateur, mais sans aucun rapport avec une juste rémunération de sa création.  Parallèlement s'est développé un circuit de vente en clubs et en solderies, où le droit d'auteur est soumis aux remises les plus drastiques, quand il ne disparaît pas complètement.

Ces règles du jeu, orchestrées par l'intransigeant « compte d'exploitation », sont imposées par des actionnaires à qui appartient une bonne partie du monde de l'édition. Elles s'appliquent à tous, même aux éditeurs qui voudraient qu'il en soit autrement. Elles obligent les auteurs et les illustrateurs, s'ils veulent vivre de leur création, à toujours produire davantage, et de manière toujours plus uniforme, au détriment de la maturation des oeuvres, de leur diversité et de leur qualité.

Il est bien évidemment normal que les revenus d'un auteur ou d'un illustrateur dépendent de ses ventes. Mais aujourd'hui nous disons que le système actuel de répartition du prix du livre, trop soumis au dictat du marché, ne permet plus la juste rétribution de la création.

Avec ce système, le calcul du prix du livre et de sa répartition intègre les coûts structurels et matériels incompressibles des uns et des autres : coûts d'impression, de publicité, de représentation, de distribution, de stockage, de loyer, de salaires… En revanche, on n'évalue pas  le coût de la création ni les besoins de l'auteur ou de l'illustrateur pour établir la part qui va leur être concédée. Sauf quand l'auteur ou l'illustrateur peuvent jouer de leur notoriété et de leur succès, le droit d'auteur, c'est ce qui reste quand chacun s'est remboursé en dégageant une marge plus ou moins grande. Et quand le marché impose ses exigences, c'est le droit d'auteur, toujours compressible d'une manière ou d'une autre, qui en subit les conséquences. La seule protection de l'auteur ou de l'illustrateur dans ce système, c'est l'à-valoir. Cette protection est cependant à double tranchant : elle est souvent prétexte à la faiblesse du taux du droit d'auteur.

C'est pourquoi nous en appelons aujourd'hui à la mise en place d'une LOI instaurant UN DROIT D'AUTEUR FIXE ET GARANTI, qui s'ajoutera au droit d'auteur proportionnel, et qui assurera un seuil de rémunération correct pour tout exemplaire vendu.

Nous demandons :

- que ce droit fixe soit inclus dans le prix du livre quel que soit le lieu de vente (librairies, ventes ou éditions « club », ventes en solderie, ventes spéciales),

- que ce droit fixe soit indexé sur le coût de la vie,

- que ce droit fixe soit soustrait du prix du livre avant tout calcul de répartition,

- que ce droit fixe soit normalement imposable pour l'auteur ou l'illustrateur, mais soustrait du prix du livre pour toute imposition concernant les autres acteurs de la chaîne du livre,

- que ce droit fixe soit collecté de la même manière que le droit proportionnel,

- que ce droit fixe soit réparti entre les éventuels co-auteurs ou auteur et illustrateur au prorata des taux de leurs droits proportionnels.

Afin qu'à terme ce droit fixe ne se substitue pas insidieusement au droit proportionnel, nous demandons également à ce que soit créé un OBSERVATOIRE MULTIPARTITE DU DROIT D'AUTEUR chargé de veiller à l'évolution des taux du droit proportionnel.

Nous sommes conscients que l'instauration de ce droit fixe pourra se traduire par l'augmentation du prix du livre - en proportion parfois importante pour les livres vendus à très bas prix. Mais nous posons la question : qu'est-ce que le prix du livre s'il ne permet pas la rémunération de la création; qu'est-ce que le prix du livre s'il méprise son auteur ou son illustrateur ?

Le souci de limiter cette hausse du prix du livre nous a cependant conduits à évaluer le montant du droit fixe garanti  à 0,50€  par exemplaire vendu.

0,50€  pour une juste reconnaissance et une juste rémunération de toute création, quelle que soit  l'évolution de  la valeur marchande du livre.

0,50€  qui manquent aujourd'hui.

0,50€ qui favoriseront demain la diversité de la création en permettant à davantage d'auteurs et d'illustrateurs de mieux en vivre.


Collectif pour le Droit d'Auteur Fixe et Garanti

(1) Sur les 20 000 personnes percevant des droits d'auteur pour au moins un ouvrage en France, l'AGESSA recense environ 2000 écrivains « professionnels ». 44% d'entre eux gagnent moins que le smic et 25% d'entre eux ont un revenu annuel inférieur à 7 600 €. La plupart ont une activité annexe.  Par ailleurs 50 % des ouvrages littéraires sont tirés à moins de 5 200 exemplaires, 24 % de 6 000 à 12 000, 8 % de 12 000 à 18 000, 6,5 % de 18 000 à 24 000, 5 % de 24 000 à 36 000, 7,5 % au-delà. (sources QUID 2003 et Direction du Livre 1998)

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Page web : http://droitfixe.free.fr - Contact : droitfixe@free.fr